La nouvelle année vient tout juste de commencer et j’entame mon défi de pêche 2018, soit de pêcher 20 espèces de poissons différentes au cours de cette année. Avec les températures très froides qui ont frappé le Québec au cours du mois de décembre 2017, la glace est bien prise et la table est mise pour une superbe saison de pêche blanche. Pourquoi ne pas commencer mon défi en allant pêcher le traditionnel poulamon ?

Pour débuter la saison rien de mieux qu’une sortie familiale, avec un couple d’amis et leurs enfants, aux petits poissons des chenaux de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Nous avons donc loué l’une de ces confortables cabanes de pêche chez un pourvoyeur de la rivière Sainte-Anne et avons taquiné le poulamon atlantique. Cela faisait d’ailleurs quelques années que je n’avais pas fait cette activité. Les enfants étant maintenant un peu plus vieux, cela me semblait être une belle occasion de renouveler avec cette tradition et de prendre la première espèce de poisson de mon défi.

Quelle joie pour les enfants de pouvoir s’amuser avec cette pêche simple et divertissante, de pouvoir prendre l’air tout en profitant des glissades ainsi que d’autres jeux installés sur la glace non loin de la cabane. Les quatre enfants présents étant âgés de 2 et 4 ans, certains ont pris leurs premiers poissons à vie. Bref, des beaux moments amusants et mémorables pour des pêcheurs en herbe.

D’un point de vue pêche, je n’ai pas travaillé très fort cette journée-là. Nous avons eu une pêche plutôt médiocre; tout au plus une trentaine de poissons alors que les pêcheurs assidus peuvent extraire des centaines de poissons de la rivière lors d’une bonne journée. Le poulamon avec lequel j’ai été photographié fut mon tout premier poulamon de la journée et mon premier poisson de l’année. Nous avons laissé les enfants s’amuser à leur guise, c’était d’ailleurs le but de la journée, mais tous ces bruits de pas font obligatoirement peur au poisson qui est pêché dans une profondeur d’environ 4 à 5 pieds d’eau et qui doit certainement se méfier des bruits et vibrations provenant de la cabane. C’est ma théorie, que j’ai constatée par le passé et encore une fois au cours de cette journée lorsque les enfants sont sortis pour jouer dans les jeux. Pendant leur absence, le rythme de pêche s’est soudainement amélioré.

Au cours de la journée, nous avons remarqué que presque toutes les cabanes nous entourant étaient occupées par des touristes chinois. Détail particulier qui attira notre attention puisqu’ils étaient vraiment très nombreux. Après une discussion avec l’un d’eux, il m’expliqua que la plupart d’entre eux habitaient la région de Montréal et que, suivant une tradition chinoise, ils allaient pêcher en famille pour ensuite faire une soupe de poisson qui était partagée lors d’un grand souper. Le festival des petits poissons des chenaux est donc l’occasion pour eux de répéter cette tradition familiale loin de leur pays. J’ai trouvé cela très intéressant, car je dois avouer que je ne comprenais pas très bien la raison qui poussait autant de chinois à venir taquiner le poulamon.

Bref, une superbe de belle journée, bien divertissante et assez abordable puisque les enfants sont encore jeunes.

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